Social Shopping step 1 : Le partage

Mais par où prendre le sujet du social shopping ? et déjà y a t il un sujet social shopping ?

Oui !!! ce n’est pas qu’un concept fumeux, c’est le bel emballage marketing d’une réalité, “l’égocentrisme” et l’envie de chacun de se mettre en
valeur en recommandant, en se montrant, en conseillant à son voisin voire à sa communauté.
En partant de ce constat, le social shopping peut se définir comme l’ensemble des interactions entre moi, les autres et un vendeur de biens. L’objectif bien sûr pour le vendeur est de tirer profit de ces relations pour vendre plus.

Vendre plus, car plus de personnes peuvent entendre parler de vos produits, et la première étape de cette démarche c’est justement de permettre le partage, profiter du trafic des réseaux sociaux et de bookmarking en donnant à vos visiteurs les moyens de promouvoir vos produits sur ces réseaux ( il vaut mieux se trouver là où est le trafic que de vouloir à tout prix créer du trafic ).

Le premier combat du social shopping ce n’est pas de créer votre propre micro communauté ou blog ou myspace, mais surfer sur celles qui sont déjà existantes et créer des ponts avec votre site.
Quelques exemples chez Asos et urban outfitterRampage et Topshop dans de précédents articles

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Barcamp Lillois de Samedi : et le social shopping alors ?

Moi barcamp lilleTout d’abord un très bon moment de Web (2.0 ) un grand merci à l’ESC Lille, aux geemiks, CYO et blog en Nord. Organisation super top.

Bon, comme je donnais déjà cours le matin au master MDCE sur la stratégie E-commerce, je ne suis malheureusement pas resté jusqu’au bout du Barcamp, mais le temps que j’y ai passé m’a enthousiasmé. Une belle communauté web qui se rencontrait et construisait le web de demain.

J’ai eu la chance d’animer une non-conférence sur “le social shopping et le e-commerce”. L’objectif n’était pas de faire une présentation pendant 1H du social shopping et de ces concepts, mais de créer un échange sur le thème et d’engager le débat sur la mise en place de fonctionnalités “social” sur un site de E-commerce et sur le rapport entre une communauté d’internautes et une marque.
Une petite intro pour planter le décor ( voir le slideshare en bas ) et le débat était lancé, voici un petit résumé des échanges … en très gros, car ce n’est pas évident de passer les slides, animer et prendre des notes 🙂

> Une communauté c’est quoi ?
En premier lieu la discussion s’est posée sur les fondements d’une communauté : le partage de valeurs.
Une communauté ne peut naître qu’à partir de valeurs communes. Le thème qui regroupe doit être fort et permettre à la communauté de s’exprimer.

Mais une communauté a besoin d’oxygène et c’est là le rôle du community manager, relancer, rebondir, inviter, ouvrir, échanger, connecter, proposer, … C’est lui qui donnera une dynamique à la communauté et qui l’orientera.
Ce fameux community manager est-il un commerçant ou un communiquant? Un peu des 2 en fait. Ses objectifs sont le nombre de participants, le nombre de commentaires, les achats générés, le nombre de connexions entre participants, … Dans le cadre de fonctionnalités de social shopping l’objectif est bien évidemment le shopping, même pour le community manager.

> Permettre aux internautes de se rencontrer
Mais il ne suffit pas de créer une communauté pour mettre en place du “Social Shopping”. Le site, l’entreprise, l’annonceur doit mettre en place une infrastructure pour favoriser les échanges entre les internautes. Ce sont ces outils qui vont permettre aux internautes de se rencontrer virtuellement. Parce que c’est bien de ça qu’il est question, permettre aux internautes de se rencontrer et de partager un bout du site.
L’exemple d’Amazon est important car il montre qu’autour d’un thème précis et que grâce à une bonne fonctionnalité les internautes peuvent produire du contenu qui génère des ventes ( les listes ). Le social Shopping n’est pas qu’un fantasme.

> Donner des raisons d’échanger
Mais faut il alors vouloir créer une vraie communauté ou bien mettre en place ce qu’il faut pour permettre à X personnes de se rencontrer et de partager un moment collaboratif, une sorte de “speed shopping”?
Faire partie d’une communauté est très impliquant et souvent la sphère de l’intimité est un peu bouleversée ( merci Facebook ).

Une solution ? Mettre en place des moments d’échanges permettant aux internautes de s’impliquer et d’échanger mais pas forcement sur du long terme.

Si on prend l’exemple de Woot.com les acheteurs s’enflamment le temps de la vente d’un produit, l’animation et les échanges ne durent à chaque fois qu’une journée. On pourrait donc chercher une sorte de “long tail” de la communauté.
Par exemple le group buying est un type d’évènement qui pourrait être à la base de ces regroupements.

> En conclusion
Il faut commencer simplement et lancer la démarche !!!
– Pour bien commencer il faut donner des raisons et des moyens aux internautes pour échanger ( mettre en place des outils et surtout l’animer )
– Ne pas avoir de thèmes trop généralistes ou encore trop de thèmes.
– Utiliser des fonctions 2.0 simples et faire grandir les échanges. Le rating et les commentaires sont sans doute un bon moyen de mettre en place la démarche et de lancer les échanges entre les acheteurs.
– Enfin, le Social shopping peut aussi s’exprimer sur les réseaux sociaux existants. Topshop a créé un module Facebook qui lié au site de e-commerce permet de publier ses derniers achats dans son profil et ainsi d’en faire profiter tout le monde.

Voilà c’est le résumé d’une bonne heure de Barcamp, j’ai sans doute oublié la moitié des choses, en tout cas un grand merci à tous les participants pour la richesse des échanges si vous voulez ajouter quelques, à vos commentaires.
A votre disposition pour aller plus loin

Quelques contributeurs :
Damien, Vincent, Yann, Philippe, Jérôme, Mars, Sophie, Julien, Pierre Souris, et tous les autres

 

Le fashion book d’Oli.co.uk, première étape du social shopping

Oli.co.uk que je viens juste de découvrir ( merci Saïda et Thierry ) propose comme Polyvore ou Rampage une belle application de création de planche tendance. Le genre d’application qui permet à la social value des internautes de s’exprimer.
Mais à l’inverse de Rampage le Oli Look Book est complètement intégré dans le site. Un lien permanent en bas de la fenêtre du browser permet de ne jamais le perdre de vue ( nombre de produits dans le look book ) et l’ajout des produits se fait directement à partir des pages listes de produits via un bouton juste sous l’image.

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oli.co.uk

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Page liste de produits

L’utilisation du look Book devient alors très agréable car tout en surfant on peut ajouter des produits en 1 clic. Pas de login, pas de rubrique dédiée. une fois ajouté, vous retrouvez le produit dans le look book et vous pouvez ensuite faire un drag and drop pour créer votre planche.
Tous les produits peuvent alors être agencés, modifiés, stretchés, assemblés, …

 

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Les produits ajoutés sont en bas, on les ajoute à la planche en drag and drop

Le look book peut être personnalisé par un nom ( beaucoup moins puissant que polyvore mais beaucoup plus simple ) et surtout on peut le partager et acheter tous les produits.
C’est cette dernière fonctionnalité qui donne l’intérêt commercial du look book. En deux clics on peut acheter toute la planche.

 

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Sélection des produits de la planche que vous voulez acheter

 

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Ajout en un clic des produits au panier

Même si le look book est simple, la fonctionnalité reste réservée aux internautes les plus avancés mais elle permet déjà d’avancer dans la démarche de social shopping et d’amorcer la relation : moi / les autres / le vendeur. Chaque visiteur peut déjà devenir vendeur en créant des planches et en les partageant.
On peut même imaginer des look books réalisés par des invités peoples ( comme dans designmyroom ).

Pour être complètement web 2.0 il manque quelques fonctionnalités comme la possibilité de mettre des commentaires, voir d’autres planches avec à peu près le même style, pouvoir partager ses planches sur un blog / MySpace / Facebook … mais bon il ne faut pas abuser du web 2.0

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